Sveva Alviti Daily


 

Dalida saisissante dans le Biopic de Lisa Azuelos, l’actrice italienne Sveva Alviti poursuit sa carrière au cinéma. Entre deux tournages, elle nous confie ses visions de style.

Il est rare de démarrer sa carrière avec un rôle d’icône. Et pourtant, Sveva Alviti fait partie de ce clan très prisé. Révélée en 2017 dans Dalida, de Lisa Azuelos, l’actrice italienne était parvenue à combler autant les fans de la chanteuse que les cinéphiles amateurs de biopics. « En incarnant une telle artiste, j’ai trouvé la force de réaliser mes rêves mais j’ai mis du temps à me défaire de l’image de Dalida. C’est pourquoi, après cette aventure, je cherchais à incarner un personnage très éloigné du sien », confie la comédienne. C’est donc dans le film d’action, actuellement en salle, Lukas, de Julien Leclercq, et au côté de Jean-Claude Van Damme, que le public la retrouve cette année. Une expérience inédite et un rôle à contre-emploi – pas de glamour ni de maquillage à l’horizon – qui ont permis à l’ex-mannequin de se révéler. Reconnue pour ses looks pointus, elle aime arpenter les front row en dehors des plateaux de cinéma. Allure rock, casual ou sophistiquée, elle ne se sépare jamais de son trio gagnant composé d’un sac à main couture, d’une paire de solaires XXL et de ballerines plates. L’actrice vit aujourd’hui entre Paris et Rome où elle prépare le tournage de sa première comédie musicale. Nouveau challenge en vue.

La mode.
Cela fait partie intégrante de ma vie. Ayant toujours aimé jouer avec les vêtements, j’ai quitté l’Italie à 17 ans pour démarrer une carrière de mannequin à New York. Et je ne peux pas évoquer la mode sans penser à mon père, la personne la plus élégante que je connaisse !

L’élégance.
Je l’associe à la singularité d’un style. Pour certaines personnes, c’est inné. Monica Vitti, par exemple, reste d’une élégance folle à 86 ans.

Mon style.
Il change tous les jours ! Je suis un vrai caméléon, car c’est une façon de faire transparaître montrer mon humeur du moment. Mais j’opte généralement souvent pour des couleurs, et j’adore récupérer des pièces vintage et les remettre au goût du jour.

La féminité.
Elle se reflète chez les femmes naturelles et de caractère, mais c’est aussi un pouvoir que nous avons pour parvenir à nos fins (rires) !

Le glamour.
C’est le cliché que l’on s’en fait : voyager dans le monde vêtue de robes de créateurs, défiler sur les podiums, fouler les tapis rouges… J’ai la chance de mener cette vie une partie de l’année, mais le reste du temps, je suis sans fard à la maison.

Une fashion addiction.
Les sacs ! J’en suis folle, je dois en avoir une centaine…

Mes créateurs fétiches.
Elie Saab dont les robes vous transforment en princesse. Roger Vivier, pour ses chaussures, avec qui je travaille régulièrement. Sans oublier Dior, la maison qui me fascine toujours par sa modernité.

La robe idéale.
Élégante, moderne et confortable. Je suis chanceuse car je trouve souvent le modèle adéquat à chaque événement.

La faute de goût.
Le total look. Et il m’est arrivé de trop forcer sur le maquillage.

Mes bijoux.
Au quotidien, je porte surtout une montre d’homme. Mais pour les grandes occasions, j’aime les pièces sophistiquées comme celles de Messika.

Mes icônes.
Parmi les Italiennes, Monica Vitti et Anna Magnani. Chez les Françaises, Isabelle Huppert demeure la meilleure actrice que je connaisse et j’admire le parcours de Charlotte Gainsbourg.

Une vie sans talons c’est…
…La meilleure vie du monde ! Comme je suis grande, je n’aime pas en rajouter.

La transmission.
Ma grand-mère me répétait que plus on donne, plus on reçoit. Et, éducation italienne oblige, j’ai grandi avec l’idée que la famille est essentielle dans la vie !

Ma e-attitude.
Mon appli. Snow permet de retoucher des images facilement, mais aussi d’ajouter des filtres et des stickers à des vidéos.
Mon Instagram. Sur mon profil, je poste des photos de mon quotidien et de mon travail. Mon compte préféré ? La Fondation Animal Black Jaguar-White Tiger.
Ma playlist. En ce moment, je suis dans ma période Kanye West. Je suis allée à son concert à Rome, et j’ai trouvé le show incroyable.

Mes indispensables.
Un cabas en cuir noir assez grand pour y ranger toutes mes affaires en voyage.
Opium, d’Yves Saint Laurent. J’ai mis du temps à trouver un parfum adapté à ma peau.
Des lunettes de soleil XXL qui cache mes yeux fatigués tout en me donnant une allure mystérieuse.

Source : madame.lefigaro.fr





camila-morrone.org





L’interprétation de Dalida a changé sa vie: “Je me suis jetée sans parachute, c’est dans sa peau que j’ai souffert, mais maintenant avec un cœur froid et calme, je peux dire que c’est la meilleure expérience de tous les temps”. Sveva Alviti vit maintenant à Paris et la France l’a accueillie à bras ouverts. Elle est littéralement “devenue” la chanteuse franco-italienne disparue il y a plus de 30 ans dans le film biopic sorti l’année dernière.

Une longue et brillante carrière de mannequin et cette actrice prend définitivement son envol. Quand vous lui demandez quel était le casting le plus difficile et le plus absurde de tous les temps, elle répond avec un grand sourire: “Évidemment celui pour Dalida! Je ne parlais pas français, je devais donc jouer et même chanter dans une langue que je ne connaissais pas”. Six auditions plus tard, avec beaucoup de maquillage, prothèses nasales, perruque et lentilles de contact, elle avait le rôle: “J’avais préparé Je suis malade, j’ai chanté fort parce que je ne pensais même pas au rôle, je voulais toucher à ce que j’avais à l’intérieur, je venais d’être quittée par mon petit-ami… tant d’émotions”.

Maintenant, Sveva est au cinéma en France, en Belgique et au Royaume-Uni avec Lukas, aux côtés d’un mythe comme Jean Claude Van Damme: “J’ai grandi avec ses films, grâce à mon père, c’est une icône. Quand je suis arrivée sur le plateau de tournage, nous avons dû tourner une scène dans la voiture et il y avait déjà beaucoup d’intimité. J’étais agitée, j’ai tremblé. Il est venu avec les gardes du corps, ils ont fermé les portes et il m’a dit: “Savez-vous pourquoi je fais ce film ? Parce que j’ai vu Dalida“. À l’intérieur de moi, je pensais que je me fichais totalement de savoir s’il l’avait vu ou non, il voulait me mettre tout de suite à l’aise et c’était fantastique”.

Lukas est un thriller noir français qui sortira en Italie dans les mois à venir, “où vous ne verrez pas Van Damme tel que vous le connaissez” et dans lequel Sveva interprète “une femme très dure obligée de travailler pour la mafia belge et qui à travers le personnage de Jean-Claude essaie d’avoir une relation humaine avec quelqu’un”.

Alviti est également apparu dans Love addict avec Michael Madsen, l’un des acteurs les plus aimés de Tarantino: “C’est une comédie française très amusante, j’avais besoin de quelque chose de léger après l’expérience de Dalida“.

À l’occasion du Festival du film, Sveva est de retour en Italie et à Venise: “Je suis venu ici pour la première fois il y a 6 ou 7 ans, c’était fou. Je devais présenter le court-métrage Alice de Roberto De Paolis, avec Giulia Bevilacqua et Edoardo Pesce, j’étais très enthousiaste, il me restait 1 ou 2 minutes mais je me voyais sur l’écran du Grand Hall de Venise, quand ils disent votre nom, c’est incroyable et ça m’a porté chance”.

Ce soir, elle foulera le tapis rouge de First Man avec un look “glamour, frais, lumineux, très concentré sur le look, grâce au mascara Armani Beauty”. Son arme secrète sur le tapis rouge ? “Le sourire !” La folie la plus folle de la beauté ? “Cet été, j’ai enfin eu les cheveux roses ! Entre un film et un autre, je ne pouvais pas et même avant, quand je travaillais dans la mode, je n’étais pas libre. Et puis, une fois pour un tournage, ils m’ont maquillé à la manière de Lady Gaga”.

Source : rollingstone.it – Merci de créditer le site en cas d’emprunt de la traduction.