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Dalida saisissante dans le Biopic de Lisa Azuelos, l’actrice italienne Sveva Alviti poursuit sa carrière au cinéma. Entre deux tournages, elle nous confie ses visions de style.

Il est rare de démarrer sa carrière avec un rôle d’icône. Et pourtant, Sveva Alviti fait partie de ce clan très prisé. Révélée en 2017 dans Dalida, de Lisa Azuelos, l’actrice italienne était parvenue à combler autant les fans de la chanteuse que les cinéphiles amateurs de biopics. « En incarnant une telle artiste, j’ai trouvé la force de réaliser mes rêves mais j’ai mis du temps à me défaire de l’image de Dalida. C’est pourquoi, après cette aventure, je cherchais à incarner un personnage très éloigné du sien », confie la comédienne. C’est donc dans le film d’action, actuellement en salle, Lukas, de Julien Leclercq, et au côté de Jean-Claude Van Damme, que le public la retrouve cette année. Une expérience inédite et un rôle à contre-emploi – pas de glamour ni de maquillage à l’horizon – qui ont permis à l’ex-mannequin de se révéler. Reconnue pour ses looks pointus, elle aime arpenter les front row en dehors des plateaux de cinéma. Allure rock, casual ou sophistiquée, elle ne se sépare jamais de son trio gagnant composé d’un sac à main couture, d’une paire de solaires XXL et de ballerines plates. L’actrice vit aujourd’hui entre Paris et Rome où elle prépare le tournage de sa première comédie musicale. Nouveau challenge en vue.

La mode.
Cela fait partie intégrante de ma vie. Ayant toujours aimé jouer avec les vêtements, j’ai quitté l’Italie à 17 ans pour démarrer une carrière de mannequin à New York. Et je ne peux pas évoquer la mode sans penser à mon père, la personne la plus élégante que je connaisse !

L’élégance.
Je l’associe à la singularité d’un style. Pour certaines personnes, c’est inné. Monica Vitti, par exemple, reste d’une élégance folle à 86 ans.

Mon style.
Il change tous les jours ! Je suis un vrai caméléon, car c’est une façon de faire transparaître montrer mon humeur du moment. Mais j’opte généralement souvent pour des couleurs, et j’adore récupérer des pièces vintage et les remettre au goût du jour.

La féminité.
Elle se reflète chez les femmes naturelles et de caractère, mais c’est aussi un pouvoir que nous avons pour parvenir à nos fins (rires) !

Le glamour.
C’est le cliché que l’on s’en fait : voyager dans le monde vêtue de robes de créateurs, défiler sur les podiums, fouler les tapis rouges… J’ai la chance de mener cette vie une partie de l’année, mais le reste du temps, je suis sans fard à la maison.

Une fashion addiction.
Les sacs ! J’en suis folle, je dois en avoir une centaine…

Mes créateurs fétiches.
Elie Saab dont les robes vous transforment en princesse. Roger Vivier, pour ses chaussures, avec qui je travaille régulièrement. Sans oublier Dior, la maison qui me fascine toujours par sa modernité.

La robe idéale.
Élégante, moderne et confortable. Je suis chanceuse car je trouve souvent le modèle adéquat à chaque événement.

La faute de goût.
Le total look. Et il m’est arrivé de trop forcer sur le maquillage.

Mes bijoux.
Au quotidien, je porte surtout une montre d’homme. Mais pour les grandes occasions, j’aime les pièces sophistiquées comme celles de Messika.

Mes icônes.
Parmi les Italiennes, Monica Vitti et Anna Magnani. Chez les Françaises, Isabelle Huppert demeure la meilleure actrice que je connaisse et j’admire le parcours de Charlotte Gainsbourg.

Une vie sans talons c’est…
…La meilleure vie du monde ! Comme je suis grande, je n’aime pas en rajouter.

La transmission.
Ma grand-mère me répétait que plus on donne, plus on reçoit. Et, éducation italienne oblige, j’ai grandi avec l’idée que la famille est essentielle dans la vie !

Ma e-attitude.
Mon appli. Snow permet de retoucher des images facilement, mais aussi d’ajouter des filtres et des stickers à des vidéos.
Mon Instagram. Sur mon profil, je poste des photos de mon quotidien et de mon travail. Mon compte préféré ? La Fondation Animal Black Jaguar-White Tiger.
Ma playlist. En ce moment, je suis dans ma période Kanye West. Je suis allée à son concert à Rome, et j’ai trouvé le show incroyable.

Mes indispensables.
Un cabas en cuir noir assez grand pour y ranger toutes mes affaires en voyage.
Opium, d’Yves Saint Laurent. J’ai mis du temps à trouver un parfum adapté à ma peau.
Des lunettes de soleil XXL qui cache mes yeux fatigués tout en me donnant une allure mystérieuse.

Source : madame.lefigaro.fr


L’interprétation de Dalida a changé sa vie: “Je me suis jetée sans parachute, c’est dans sa peau que j’ai souffert, mais maintenant avec un cœur froid et calme, je peux dire que c’est la meilleure expérience de tous les temps”. Sveva Alviti vit maintenant à Paris et la France l’a accueillie à bras ouverts. Elle est littéralement “devenue” la chanteuse franco-italienne disparue il y a plus de 30 ans dans le film biopic sorti l’année dernière.

Une longue et brillante carrière de mannequin et cette actrice prend définitivement son envol. Quand vous lui demandez quel était le casting le plus difficile et le plus absurde de tous les temps, elle répond avec un grand sourire: “Évidemment celui pour Dalida! Je ne parlais pas français, je devais donc jouer et même chanter dans une langue que je ne connaissais pas”. Six auditions plus tard, avec beaucoup de maquillage, prothèses nasales, perruque et lentilles de contact, elle avait le rôle: “J’avais préparé Je suis malade, j’ai chanté fort parce que je ne pensais même pas au rôle, je voulais toucher à ce que j’avais à l’intérieur, je venais d’être quittée par mon petit-ami… tant d’émotions”.

Maintenant, Sveva est au cinéma en France, en Belgique et au Royaume-Uni avec Lukas, aux côtés d’un mythe comme Jean Claude Van Damme: “J’ai grandi avec ses films, grâce à mon père, c’est une icône. Quand je suis arrivée sur le plateau de tournage, nous avons dû tourner une scène dans la voiture et il y avait déjà beaucoup d’intimité. J’étais agitée, j’ai tremblé. Il est venu avec les gardes du corps, ils ont fermé les portes et il m’a dit: “Savez-vous pourquoi je fais ce film ? Parce que j’ai vu Dalida“. À l’intérieur de moi, je pensais que je me fichais totalement de savoir s’il l’avait vu ou non, il voulait me mettre tout de suite à l’aise et c’était fantastique”.

Lukas est un thriller noir français qui sortira en Italie dans les mois à venir, “où vous ne verrez pas Van Damme tel que vous le connaissez” et dans lequel Sveva interprète “une femme très dure obligée de travailler pour la mafia belge et qui à travers le personnage de Jean-Claude essaie d’avoir une relation humaine avec quelqu’un”.

Alviti est également apparu dans Love addict avec Michael Madsen, l’un des acteurs les plus aimés de Tarantino: “C’est une comédie française très amusante, j’avais besoin de quelque chose de léger après l’expérience de Dalida“.

À l’occasion du Festival du film, Sveva est de retour en Italie et à Venise: “Je suis venu ici pour la première fois il y a 6 ou 7 ans, c’était fou. Je devais présenter le court-métrage Alice de Roberto De Paolis, avec Giulia Bevilacqua et Edoardo Pesce, j’étais très enthousiaste, il me restait 1 ou 2 minutes mais je me voyais sur l’écran du Grand Hall de Venise, quand ils disent votre nom, c’est incroyable et ça m’a porté chance”.

Ce soir, elle foulera le tapis rouge de First Man avec un look “glamour, frais, lumineux, très concentré sur le look, grâce au mascara Armani Beauty”. Son arme secrète sur le tapis rouge ? “Le sourire !” La folie la plus folle de la beauté ? “Cet été, j’ai enfin eu les cheveux roses ! Entre un film et un autre, je ne pouvais pas et même avant, quand je travaillais dans la mode, je n’étais pas libre. Et puis, une fois pour un tournage, ils m’ont maquillé à la manière de Lady Gaga”.

Source : rollingstone.it – Merci de créditer le site en cas d’emprunt de la traduction.


Le film Dalida, de Lisa Azuelos a pris plusieurs années avant d’enfin voir le jour. Et bizarrement, le film sort un peu partout dans le monde exactement 30 ans après sa mort. Dalida aurait fêté ses 84 ans ce 17 janvier 2017 et le 3 mai 2017, cela fera exactement 30 ans qu’elle décida de partir avec ce message lapidaire : « La vie m’est insupportable, pardonnez-moi… »
De passage à Québec pour l’avant-première du film, j’ai rencontré la réalisatrice Lisa Azuelos et l’actrice principale du film Sveva Alviti.
Mon appréciation du film sera disponible sur ce site dès le 28 avril prochain, jour de la sortie du film au Québec.

La réalisatrice Lisa Azuelos
Condenser une vie en 2 heures, ce n’est surement pas facile et cela peut être abordé de diverses façons. Vous avez décidé d’y aller avec les moments charnières de la carrière de Dalida et les amours de sa vie. Comment avez-vous su quoi inclure et quoi laisser tomber ? « Ce fut le scénario le plus difficile à créer, d’écrire quelque chose qui soit cohérent, qui rassemble tous les morceaux importants et ne néglige rien. Alors vraiment, c’est l’écriture qui a été le plus difficile. Ensuite, je me rappelle avoir tourné beaucoup et avoir coupé de grands bouts par la suite, car je voulais que cela se tienne, que ce soit cohérent. »
Le tournage a eu lieu en France, Italie et Maroc. Avez-vous éprouvé des difficultés de tournage dans ces divers endroits? « Non pas vraiment. La fabrication du film a été très bien préparée, très bien produit, alors cela a été très facile d’aller tourner à divers endroits. Même à l’Olympia de Paris, dans lequel on tenait absolument à filmer. On a eu beaucoup de chance, car l’Olympia ne donne pas facilement ce lieu de tournage. Donc, on s’y est pris genre 9 mois à l’avance pour être certain de pouvoir l’avoir pour la date requise. Naturellement ce fut un moment magique. On se faisait tous des facebook, selfie, pour dire qu’on était à l’Olympia en train de tourner. »
Pour ce qui est de Sveva qui incarne Dalida, vous avez eu un coup de cœur pour elle. Est-ce qu’elle a comblé vos attentes de porter ce film sur ses épaules ? « Oui, c’était une évidence, elle était parfaite pour le rôle. On se comprenait toutes les deux. On ne perdait pas de temps à se parler pour rien. C’était magique. »
Depuis sa sortie un peu partout dans le monde, quelles sont les réactions des gens ? Et est-ce que le film est reçu différemment selon les divers pays ? « La réaction est toujours incroyable. Les gens sont beaucoup plus touchés qu’ils s’attendaient. Ils sont plus remués. Car ce film en est un sur le sens de la vie, sur l’amour, et pourquoi on devrait vivre finalement. Et donc, peu importe dans quel pays le film a été projeté, la réaction est la même. Je crois que c’est quelque chose d’universel et de commun, ce questionnement sur l’amour et sur le sens de la vie. »
Dalida a un très grand répertoire de chansons. Comment s’est fait le choix des chansons pour le film ? « Dans le film, j’y ai mis toutes les chansons obligatoires (Bambino, Gigi, L’amoroso, Il venait d’avoir 18 ans, parole, parole, Le temps des fleurs). Et il y en a beaucoup, car elle a fait tellement de tubes. Ensuite, j’ai mis quelques chansons moins connues d’elle, notamment des chansons italiennes. »
Et pour les costumes, vous vous êtes basés sur des images d’archives, ou des photos d’archives pour recréer ces costumes? « Oui, on s’est basé sur ce qui a vraiment existé, mais ensuite, on a voulu que ce soit réinterprété pour que ce soit au goût du jour et pour que cela colle à Sveva aussi. Elles ont chacune leur style bien à elle. On a mis Sveva au style de Dalida, mais sans la copier pour autant. »
Qu’est-ce qui a été le plus grand défi pour vous dans ce film ? « Mon plus grand défi a été de ne pas faire un film triste. Car avec tous les suicides autour de Dalida, cela aurait pu devenir un film triste. Mais au contraire, j’ai essayé de rester dans la lumière, même lorsque je devais aborder ces sujets plus déprimants. »

La mannequin et actrice Sveva Alviti
Inconnue en France, Sveva Alviti est une mannequin et actrice italienne de 32 ans. Née à Rome, cette joueuse de tennis professionnelle est allée à New York étudier le théâtre pendant plusieurs années. Comme elle s’apprêtait à abandonner l’idée d’être actrice, elle a obtenu cette audition et rôle de Dalida. Pour cette entrevue, qu’elle insiste pour faire en français, elle parle d’un français hésitant, mais très convaincant.
Comment vous êtes-vous préparé pour incarner cette grande dame de la chanson ? « J’ai travaillé beaucoup pour ce rôle. J’ai d’abord appris le français, car je ne le parlais pas du tout. Ensuite, Dalida, je ne la connaissais pas beaucoup, car elle n’était pas de ma génération. J’avais surtout entendu ses chansons chez mon oncle. J’ai donc dû tout étudier de Dalida. Orlando, le frère de Dalida ainsi que Lisa, m’ont fourni des archives, des documentaires sur Dalida, des extraits de chansons, et des souvenirs de son frère, du temps qu’il était son producteur à Dalida. Ce fut donc une expérience enrichissante pour moi et formidable de pouvoir entrer ainsi si profondément dans la vie de quelqu’un comme ça. C’est fou! J’ai dû apprendre à bouger comme elle, sa présence sur scène, ses gestuelles, car quand elle parlait, elle utilisait beaucoup ses mains. »
Quand vous vous êtes retrouvé sur scène à chanter devant la foule à l’Olympia, à vous faire applaudir, cela a dû un moment fabuleux pour vous ? « Quand j’interprétais les chansons, que ce soit, Je suis malade, avec le temps, ou encore Bambino, je n’étais pas une actrice qui chantait, c’était moi, ma vraie vie, j’étais Dalida, le temps de ces chansons. Je vivais les émotions, comme si c’était moi, et non plus un rôle que je jouais. Et je crois, en tout cas, j’espère que c’est ce que les gens qui étaient là pour applaudir, ont vraiment senti. »
Est-ce difficile d’incarner Dalida, par moment, quand on sait tous les événements pénibles qu’elle traverse dans sa vie ? « Difficile, c’est certain, mais en aucun moment je ne me suis permis de juger Dalida sur ses actions. Car Dalida n’était pas juste une chanteuse, une idole, elle était un être humain. Elle était très sensible avec beaucoup de talent et en l’interprétant, j’ai compris les gestes qu’elle a posés et c’est ça l’important. Et j’espère que les gens qui vont voir le film, vont aussi la comprendre et voir qu’elle est un être humain, pas seulement une chanteuse de grand talent. »
Ce film était votre premier grand rôle. Vous rêviez pendant longtemps d’être une actrice. Est-ce que ce projet vous a permis de vous faire connaître et peut-être d’avoir d’autres projets ? « Pendant 7 ans, j’ai étudié le théâtre à New York et donc, oui, je rêvais de faire ce métier depuis longtemps. Il est certain que ce film m’a ouvert des portes. J’ai reçu des propositions, en France et en Italie. Par contre, je n’ai pas encore dit oui à ces propositions. Je me donne le temps de bien choisir ce que je veux faire pour la suite. J’ai tout de même passé un an et demi sur le film de Dalida. Et si je veux bien faire le prochain projet et me donner à fond, je dois prendre le temps pour bien le choisir. »

Le tournage se déroulait du 8 février au 22 avril, en France, Italie et Maroc.
Gros budget pour le cinéma français – 15 millions d’euros §
Liste des pays ou le film est diffusé : France – Luxembourg – Suisse – Belgique – Maroc – Egypte – Tunisie – Liban – Italie – Bahreïn – Kuwait – Irak – Qatar – Émirats arabes unis.

Source : info-culture.biz


La tenue idéale pour booster sa confiance en soi ? Imany, Vanessa Seward, Alessandra Sublet, Marie-Ange Casta et Sveva Alviti confient leur botte secrète mode…

Quelle est votre tenue de conquête, celle qui vous donne de l’assurance ?
Lorsque vous êtes actrice, vous êtes parfois dans la lumière… ou bien dans l’ombre, à attendre le prochain rôle. En fonction de mon humeur, je construis mon armure avec mes accessoires fétiches : lunettes XXL et démarche assurée si je veux attirer le regard, ou chapeau, grand manteau et chaussures plates pour passer incognito. J’ai un faible pour les pièces vintage, car j’aime l’idée qu’elles soient uniques.

Comment a-t-elle évolué ?
Quand j’habitais à New York, mon look était plus rock. Aujourd’hui, je m’inspire de la mode française qui est, selon moi, plus élégante. Et c’est une Italienne qui dit ça !

Vos influences pour la composer ?
Mon père m’inspire beaucoup, c’est un homme à la fois raffiné et moderne. Il est la référence mode de la famille ! Je demande aussi conseil à ma sœur cadette, styliste à Los Angeles. Ensemble, nous avions créé une marque de vêtements vintage, Sis New York, pour laquelle nous chinions des pièces, que nous remettions au goût du jour. Nous l’avons un peu laissée de côté, mais le rêve serait d’ouvrir un jour une boutique aux États-Unis.

Source : madame.lefigaro.fr


Le film Dalida de Lisa Azuelos sera affiché, ce vendredi 20 janvier à 19h, dans le cadre du cycle « Grand Écran au Petit Carnot » à l’Institut Français de Tunis.

Pour n’en donner qu’un avant-goût, le film nous fait découvrir tous les aspects de la vie d’une artiste hors du commun : de sa naissance au Caire en 1933 à son mariage avec le patron de la radio Europe n°1, Lucien Morisse, de son premier Olympia en 1956 au succès mondial de « Gigi l’Amoroso » en 1974, tout cela et encore plus de détails de Dalida la femme et l’artiste nous fait revisiter une très belle époque et nous montre combien la protagoniste était en avance sur son temps.

Source : webdo.tn



Jeune mannequin italienne installée à New-York, Sveva Alviti est Dalida à l’écran. Un rôle important qui l’a changée et qu’elle vient présenter… avec sa styliste de sœur !

Elle porte un tatouage qui veut dire Friendship (Amitié, ndlr) : « Ma meilleure amie porte le même. Oh ! Et je vous présente ma sœur Sarah, elle habite à Los Angeles et s’occupe de mon look. Elle est juste arrivée hier pour voir le film, elle est complètement crevée ! C’était une surprise à laquelle je ne croyais pas. J’ai pleuré ! Et vous savez que mon père est dans le film ? Il joue mon garde du corps : Mario. C’est incroyable non ? »

Aviez-vous déjà entendu parler de Dalida ?
« Oui, je la connaissais puisque ma famille est romaine, on l’écoutait, mais pour moi c’était une autre génération : je suis née en 84, elle est morte en 87. Mais elle est très connue en Italie et mes parents l’écoutait beaucoup ».

C’est vraiment votre premier rôle ?
« Oui. Avant j’ai énormément étudié. Je suis partie à New-York quand j’avais 17 ans et pour étudier dans ce qui est pour moi la meilleure école de comédie du monde le cours de Susan Batson qui a été la coach, entre autres de Nicole Kidman, Juliette Binoche, Zac Efron. Pour payer les cours j’étais mannequin. Être mannequin, c’est un peu l’université de la vie pour moi. J’ai énormément voyagé, j’ai rencontré beaucoup de monde ».

C’était énormément de travail ?
« Mon plus gros travail a été d’apprendre le travail et de le faire très vite. Alors j’ai étudié pendant 7 heures tous les jours. Après, il y a eu la danse, le chant, intégrer les chorégraphies. Et même si ce n’est pas ma voix, il faut interpréter la chanson. Mais chanter et danser en même temps c’était super-dur ! ».

Avez-vous dû subir des transformations physiques pour ressembler à Dalida ?
« Chaque journée commençait par quatre heures de maquillage. Ça commençait à 4 ou 5 heures du matin pour être prête à 9 h. Alors il m’installait des coussins, je m’endormais et ils faisaient leur travail. Ils me posaient un faux nez, des dents, la perruque, etc. Et quand il y avait deux époques dans la même journée, il fallait subir ça deux fois ».

Que pensez-vous de ses choix ?
« Sa vie était très compliquée, pleine de tragédies. Je pense que c’était quelqu’un d’aussi forte que fragile. Toutes les fois qu’elle a été confrontée à des difficultés ou des drames elle a toujours recommencé. Je trouve qu’elle est incroyablement courageuse. Si je devais la comparer à un animal ce serait le cygne qui peut être noir ou blanc ».

C’était difficile de rencontrer Orlando ?
« Il m’a énormément aidé, il m’a ouvert les portes de sa maison, du bureau qu’il partageait avec Dalida. Il m’a offert tout le matériau pour construire le personnage. Je suis devenue Dalida ».

Quel point commun avez-vous avec Dalida ?
« Je suis fragile comme elle, aussi sensible. Et quand je donne c’est avec passion. Je suis Italienne vous savez : c’est drama y passione ! Et, comme elle, quand j’aime c’est avec tout mon cœur. L’interpréter m’a aidé à mieux me connaître ».

Laquelle de ses chansons est votre préférée ?
« Je suis malade. Pour moi, c’est un poème et quand on l’interprète on se sent libre. Cette chanson me parle énormément. Cette souffrance qu’elle a subi avec les hommes je sais ce que c’est. Je l’ai même envoyé à quelqu’un qui m’a brisé le cœur… ce qui m’a d’ailleurs servi pour l’interprétation ».

A votre avis, quel est l’homme que Dalida a le plus aimé ?
« Son frère, Orlando. Ils se sont beaucoup disputé, mais il était son confident, il était toujours présent pour elle ».

Il vous a montré ses véritables tenues de scène ?
« Non. Il m’a donné une paire de boucles d’oreilles qui lui appartenaient avec un mot qui disait : En ce moment, tu es ma sœur. Pour le reste, je pense qu’il préfère qu’elle reste un mythe et il conserve une distance entre le public et l’intimité de Dalida ».

Vous avez déjà eu de nouvelles propositions ?
« Oui, mais je ne veux pas me presser : j’ai vu beaucoup de choses intéressantes, mais rien qui soit suffisamment fort. J’ai un agent, un attaché de presse, quelqu’un qui s’occupe de ma publicité. J’ai ça en Italie et en France : ils m’aident beaucoup, je ne veux pas me tromper ».

Comment est venue votre envie de jouer ?
« Grâce à un amoureux. Vous savez qui ? Mon père ! Parce que quand j’étais petite il me montrait De Sica, Antonioni, Rossellini, etc. J’ai particulièrement été impressionnée par Désert Rouge avec Monica Vitti. C’est ce film qui m’a donné envie de devenir artiste ».

Vous ressemblez un peu à Monica Vitti d’ailleurs…
« Tout le monde me dit ça et ça me fait plaisir : c’est mon idole ! ».

Est-ce que ce qui vous arrive ne vous fait pas perdre la tête ?
« Pas du tout. J’ai parfaitement les pieds sur terre. J’espère que le film va marcher, mais j’ai conscience de ne pas avoir fait de carrière. Dans quatre ou cinq ans on verra. Pour l’instant, je suis Sveva qui a joué Dalida. »

Source : lanouvellerepublique.fr


L’actrice italienne Sveva Alviti incarne Dalida dans le premier biopic consacré à la diva, sur les écrans dès le 11 janvier. Inconnue du public des salles de cinéma, l’Italienne de 32 ans a surtout été aperçue dans les pages des magazines de mode.

Passionnée par le tennis
Enfant, la jeune femme née à Rome rêve de devenir joueuse de tennis professionnelle. Grande, athlétique, son vœu est exaucé : elle devient professionnelle à 17 ans.

Un ancien mannequin…
Sa sœur l’a inscrite au concours de l’agence de mannequins Elite, alors qu’elle avait 17 ans. Elle remporte la compétition et part vivre à New York. Mannequin pendant neuf ans, elle défile pour des grandes maisons à Milan et Londres. Elle apparaît dans les campagnes de Levi’s, Giorgio Armani Eyewear ou encore Sisley.

…qui se rêve actrice
Elle enchaîne les séances photo et espère réussir à payer une école de cinéma. Mais Sveva Alviti ne reçoit aucune proposition intéressante. Elle apprend aux côtés de Susan Batson, la coach de Nicole Kidman et Juliette Binoche et joue dans quelques films en Italie comme AmeriQua, Bungiorno Papa ou Cam Girl.

Alors qu’elle songe à abandonner cette carrière, elle décroche le rôle de Dalida dans le biopic de Lisa Azuelos après plusieurs auditions et un essai en studio en play-back. Elle arrive finalement à convaincre la réalisatrice de LOL notamment grâce à sa ressemblance physique frappante avec Dalida.

Source : directmatin.fr



Lisa Azuelos, à qui l’on doit LOL, livre son biopic sur Dalida en ce début d’année. Une fresque émouvante sur le parcours d’une femme intense et vulnérable.

Brillante, fragile, passionnée… Iolanda Cristina Gigliotti, alias Dalida, avait de multiples facettes que la réalisatrice Lisa Azuelos a tenté de réunir dans son biopic. Voilà cinq raisons de découvrir ou redécouvrir le destin tragique et éblouissant de la diva sur grand écran.

Pour l’actrice principale
C’est la mannequin italienne de 32 ans Sveva Alviti qui a été choisie par la réalisatrice Lisa Azuelos pour incarner la chanteuse. Si sa carrière de modèle est un succès incontestable, il s’agit de son premier vrai rôle au cinéma. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est convaincante.
Non seulement Sveva Alviti est d’une ressemblance troublante avec Dalida, mais son regard grave et mélancolique sert le rôle à la perfection.

Pour comprendre la vulnérabilité de Dalida
Pour ceux qui connaissent mal la vie de Iolanda Cristina Gigliotti, le biopic donne une vue d’ensemble sur son histoire, de son enfance à son ascension fulgurante jusqu’à son suicide. Une vie jonchée de drames. Lisa Azuelos montre une Dalida fragile, passionnée, amoureuse et désespérée.
Poussée vers le succès presque malgré elle, elle rêve d’être une “femme normale”, mais ne vit que pour la chanson. Brisée par les disparitions successives de ceux qu’elle aime, Dalida a la sensation qu’une malédiction plane au-dessus d’elle. “La mort rôde”, l’entend-on dire dans le film.

Pour se replonger dans les années 60-70
Ces deux décennies sont les plus explorées par la réalisatrice, puisqu’elles marquent la grande carrière de Dalida. Le spectateur est alors plongé dans la grande époque de l’Olympia (Patrick Timsit interprète Bruno Coquatrix et Vincent Perez Eddie Barclay), des fêtes, des costumes, du disco…
Une attention toute particulière a été portée à la lumière et aux décors, représentatifs d’une période qui a vu grandir puis s’effondrer la grande star.

Pour voir Nicolas Duvauchelle en perruque
Les histoires d’amour de Dalida sont au centre du film, parce qu’elles ont guidé en grande partie sa vie. Si son mariage avec Lucien Morisse (incarné par Jean-Paul Rouve) était davantage un accord qu’une véritable relation romantique, Dalida a vécu plusieurs passions dévorantes.
De Jean Sobiesky (sous les traits du charmant Niels Schneider) au ténébreux Luigi Tenco, sans oublier Richard Chanfray qui partagea sa vie pendant neuf ans avant de mettre fin à ses jours.
Ce dernier est interprété par Nicolas Duvauchelle, que l’on a eu jusqu’à présent l’habitude de voir en beau gosse à tendance voyou. Ici, il adopte un look de circonstances qui a de quoi surprendre: perruque blonde ondulée, chemise ouverte, bijoux en or, micro-short moulant… Les années 70 en somme.

Pour réviser ses classiques
Il venait d’avoir 18 ans, Bambino, Salma ya salama… Les chansons de Dalida sont connues de tous et le film passe en revue la plupart de ces titres qui ont fait son succès. Chaque air a une résonance familière et l’on comprend mieux les enjeux stratégiques de certains tubes ou l’importance de son évolution vers le disco, pour répondre aux attentes de son public.
Mais surtout, au regard des événements personnels de sa vie, son interprétation tragique de Mourir sur scène ou de Je suis malade prend une toute autre ampleur.

Source : marieclaire.fr