Stills « Sveva Alviti Daily


 

Blue Fox has acquired rights to recent Fantastic Fest North American premiere The Bouncer starring Jean-Claude Van Damme.

Blue Fox has set a January 11, 2019, theatrical launch for the French and English-language film directed by Julien Leclercq from a screenplay by Jérémie Guez.

Labyrinthe Films produced with Leclercq, Guez, Aimée Buidine, and Julian Madon. Other Angle Pictures represents international rights and introduced the project at AFM 2017.

The Bouncer centres on Lukas, a tough nightclub doorman struggling to raise his eight-year-old daughter. When an altercation lands him in jail, Lukas is forced to collaborate with the police and infiltrate a Flemish gang in order to secure his freedom and regain custody of his daughter.

Sveva Alviti, Sami Bouajila, Sam Louwyck, Kaaris, Kevin Janssens, and Alice Verset round out the key cast.

“Jean-Claude Van Damme proves he is still one of the greatest action stars in our lifetime while truly showcasing his talent as a great dramatic actor,” said Blue Fox. “Julien Leclercq made a fantastic film, telling a powerful story with nuanced performances, gritty cinematography, realistic car chases, and top notch fight choreography that is already impressing critics and audiences around the world.”

Blue Fox Entertainment’s James Huntsman negotiated the deal with Other Angle Pictures’ Olivier Albou on behalf of the filmmakers.

Source : screendaily.com



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L’actrice choisie pour le biopic consacré à la chanteuse française, par la réalisatrice Lisa Azuelos, parmi 200 aspirantes. Dont Penelope Cruz et Laetitia Casta.

À l’audition, elle ne voulait pas y aller. « Je traversais une période particulière, j’étais un peu abattue. Au travail, j’avais pris tellement de portes au visage que j’étais sur le point d’abandonner. Quand on m’a parlé de cette super production française autour de Dalida, je n’ai même pas fait le casting : je ne parlais pas français, comment pourraient-ils me prendre ? » Mais, sur plus de 200 actrices célèbres, c’est elle, Sveva Alviti, une italienne, qui a été choisie en tant que protagoniste de ce film (15 millions d’euros) pour incarner l’une des plus grandes icônes françaises. Pour décider, il suffit de la voir sur scène. « Après sept auditions qui avaient dépassé le stade de l’envoi de petites vidéos réalisées avec un téléphone portable, nous sommes partis avec dix hommes. Donc, je suis allée à Paris. Je devais préparer une chanson et j’ai choisi “Je suis malade”. Peut-être parce qu’il y avait un plus grand objectif. Je ne parle pas que de l’interprétation mais de mon désir de communiquer à travers les paroles de la chanson : chacun avait un sens dans ma vie ».

Ce fût le début de la métamorphose. Habillée et maquillée comme elle, ce jour-là je chantais toute la chanson. Il y avait une quinzaine de personnes devant moi, et quand j’eus fini, ils se levèrent et applaudirent. La réalisatrice, Lisa Azuelos, s’est déplacée. Je l’ai regardé et lui ai dit : “Je suis Dalida” et elle m’a répondu : “Je sais” ». Juste après, commença sa bataille avec les producteurs pour les convaincre de prendre pour le rôle non seulement une actrice peu connue et italienne, mais qui ne parlait pas français. « Ce rôle est encore en moi – son curriculum vitae, 31 ans et un passé de modèle-. Le tournage est fini depuis quasiment deux mois mais il ne me quitte pas ». Parce que pendant de nombreuses semaines, Alviti n’a pas interprété Dalida. Elle était Dalida. « Elle était une femme complexe, forte mais fragile. Un personnage à quatre dimensions que j’ai étudié en détails. Peut-être qu’elle n’a pas été la plus grande artiste de tous les temps, mais elle a pu montrer son tourment : il la portait sur scène. Et le public est tombé amoureux d’elle, de ce feu qui était le sien ».

L’actrice a été en mesure d’apporter sur scène quelque chose de différent de toutes. « Pour ce rôle, des actrices importantes ont auditionné. Comme Penelope Cruz, Laetitia Casta… En plus de l’avis du directeur, je pouvais compter sur celui de l’un des frères de Dalida, Orlando. Le premier jour de tournage, il m’a dit : “A partir de maintenant, tu es ma petite soeur”. Il m’a donné une paire de boucles d’oreilles de Dalida. Pour moi, il était très important ». Mais des moments spéciaux, au cours de ces mois, il y en a eu un grand nombre. « Pour réussir, je devais apprendre à danser, à me produire sur une scène. L’une des expériences les plus fortes a été quand j’ai dû donner un concert. Il y avait 400, 500 figurants. Mais il s’est passé quelque chose de magique. Je devais danser avec des professionnels et j’ai commencé à le faire sans règles, ni indications. Pendant plus de vingt minutes, la réalisatrice n’a pas demandé l’arrêt. Et j’ai continué. Je quittais la scène et le public a commencé à appeler : Da-li-da, Da-li-da. Ce n’était pas seulement le tournage d’un film, c’était quelque chose de différent ». Le bruit de son incroyable performance semble déjà s’être propagé : « Je reçois beaucoup de propositions, je prends en compte de nombreux projets intéressants, français et italien ».

Elle a étudié le théâtre pendant des années aux États-Unis. Mais entre un film hollywoodien et un autre d’un auteur italien sans doute : « Je choisirais le deuxième. Ce sont mes racines et je pense que je pourrais mieux exprimer une partie de moi. Maintenant, je dois faire la série “Suburra” ». Ensuite, « je voudrais reprendre un projet sur lequel je travaillais en tant que productrice et scénariste, sur la violence envers les femmes : un thème qui me touche beaucoup ». Mais il y a un autre désir : « Participer à Sanremo dans la peau de Dalida. Pendant le tournage du film, le théâtre Ariston a prêté pour la première fois sa scène à une production cinématographique et ce fût un grand plaisir d’y jouer ». En 2017, ce sera le 50ème anniversaire du suicide de Tenco et le 30ème de celui de Dalida : « Une raison de plus pour rendre hommage à un lieu auquel il était attaché. Je pense que ça vous ferait plaisir aussi ».

Source : corriere.it – Merci de créditer le site en cas d’emprunt de la traduction.


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La fille de Marie Laforêt, Lisa AzueLos, tourne un film en hommage à la chanteuse. Elle a choisi une inconnue pour incarner celle qui a poursuivi l’amour jusqu’à la mort.

Sveva Alviti vient d’avaler trois oeufs durs. « Pour l’énergie », dit-elle. Premier jour d’essais, tôt le matin. L’énergie, elle devine qu’elle en aura besoin. Trois heures quotidiennes de maquillage seront nécessaires pendant cinquante-deux jours. Mais l’essentiel n’est pas là. Cette Romaine de 31 ans doit entrer dans la peau d’une icône : Dalida. Mannequin, inconnue en France, elle ne savait ni parler français, ni jouer, ni chanter, ni danser. Elle a tout appris en accéléré et va se perfectionner pendant le tournage. Elle ne peut pas décevoir. Alors faux nez, perruque, robe, mais surtout sourire éclatant et fragile à la fois. Rien n’a commencé et, pourtant, Dalida, lumineuse en apparence, torturée intérieurement, revit déjà sous les traits de Sveva, qui n’en revient pas d’être là.

« Au départ, j’ai envoyé de Miami, où j’habitais, une vidéo tournée avec mon iPhone. Mais je doutais. La partition n’était-elle pas trop énorme pour moi ? Et puis j’ai passé une, deux, trois, six auditions. » Lisa Azuelos, la réalisatrice et scénariste du film, a vu deux cents actrices pour le rôle. Elle lui demande finalement de préparer la chanson de Serge Lama « Je suis malade ».

Sveva poursuit : « Je l’ai chantée en play-back dans les studios de Bry-sur-Marne. Je vivais un moment difficile de mon existence. Cela m’a aidée à ressentir la portée de ces paroles. J’ai chanté l’abandon avec mon coeur, ma solitude et ma tristesse. Lisa a été émue, je crois. Je lui ai dit : “Je suis Dalida.” Elle m’a répondu : “Je sais.” » Pari gagné. Dalida, Sveva et Lisa. Ce film est d’abord une histoire de femmes. Mais rien n’aurait été possible sans Orlando, frère incontournable de la chanteuse disparue. Il s’est confié à Lisa, a parlé avec Sveva des coulisses de l’âme humaine. Le premier jour de tournage, il lui a même envoyé ce texto : « A partir d’aujourd’hui, tu es ma petite soeur. »

Il avait refusé deux projets, écrits par des hommes, avant de dire oui à Lisa. « Seule une femme pouvait comprendre Dalida, ses états d’âme, ses contradictions, ses souffrances. Certes, elle a vendu 170 millions d’albums et reçu 70 disques d’Or, mais sa vie est une tragédie grecque, c’est Phèdre. » Née en janvier 1933 en Egypte, Iolanda Cristina Gigliotti est victime d’une ophtalmie à l’âge de 10 mois. On la pense condamnée aux ténèbres. Et les ténèbres marqueront sa vie. Elle reste les yeux bandés pendant quarante jours. Un petit enfer dont elle conserve un strabisme charmant. La vie en double, déjà. Pietro, son père, premier violon à l’Opéra du Caire, s’asseyait près de son petit lit, ne jouait que pour elle. Son archet virevoltait dans le noir. Un ange. La musique, ça guérit, ça forge un destin. Mais Pietro a le malheur d’être italien.

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, il est interné dans un camp par les Britanniques. Libéré en 1944, il rentre traumatisé, malade, violent. Ange devenu démon. Double, lui aussi. Elle souhaitait sa mort. Pietro disparaît un an plus tard. Elle a 12 ans. Lisa Azuelos explique : « Un père perdu deux fois et aucun repère pour se construire avec les hommes. » Dalida et Lisa. Le producteur Julien Madon confie : « Je l’ai vue pleurer pendant l’écriture du scénario. » Orlando ajoute : « A plusieurs reprises, je l’ai sentie très proche de Dalida, comme si cela faisait écho à sa propre vie. » Lisa Azuelos est la fille de la chanteuse Marie Laforêt. « Quand j’étais enfant, j’avais l’impression que Dalida était en compétition avec ma mère. Je l’ai croisée sur un show télévisé des Carpentier et j’ai été cueillie par son sourire et sa gentillesse. A l’annonce de sa mort, j’ai subi un choc. Son suicide m’a fait réfléchir. Qu’y avait-il derrière cette façade ensoleillée ? En travaillant sur elle, étrangement, je me suis rapprochée de moi. Elle est chanteuse comme ma mère, nous avons tourné les scènes égyptiennes aux environs de Casablanca, là où mon père a grandi, ses tubes disco rythment ma vie, j’ai traversé des épreuves qui ressemblent aux siennes ; mais la grande différence, c’est que j’ai eu la chance d’avoir des enfants. Elle, en 1967, a préféré avorter, ce qui l’a rendue stérile. Un bébé aurait tout changé. »

Pour Lisa, Dalida est une héroïne de roman, de film, de vie, parce qu’elle a choisi son existence avant de la réaliser et de l’anéantir, parce qu’elle s’est inventé son destin. Maîtresse femme. Petite fille égarée. Une dualité passionnante et poignante. Lisa Azuelos définit son biopic comme un film « psycho-disco » et s’attaque à l’inconscient. « Je pense qu’elle a su dès sa naissance qui elle était, une graine à part. Elle a cherché à se transformer, elle devinait qu’il y avait en elle un mal qui la mettait en danger. Elle a rencontré des hommes qui, enfants, avaient eu comme elle des problèmes avec leur père. Des hommes qui, pour trois d’entre eux, se sont suicidés. Ce n’est pas un hasard. Comme si ses cellules de suicide à elle prenaient le dessus et choisissaient à sa place. Elle disait qu’elle leur portait malheur, mais elle aurait tant voulu les sauver ! Elle se sentait coupable, comme après la mort de son père. » Bien sûr, il faut parler de ces hommes du film, de ceux qui ont compté dans son existence. Parler de Lucien Morisse, incarné par Jean-Paul Rouve, qui la lança sur les ondes d’Europe N° 1, fut son mari et finit par se suicider quelques années après leur séparation.

De Luigi Tenco, l’amour de sa vie, qui se tira une balle dans la tête dans leur chambre d’hôtel à San Remo. Du jeune Lucio, seize ans de moins qu’elle, qui faillit être le père de son enfant. De Richard Chanfray, réincarnation bidon du comte de Saint-Germain portée par Nicolas Duvauchelle, qui partagea sa vie alors qu’il était marié et qui mit fin à ses jours en s’asphyxiant avec son épouse dans une voiture. De Bruno Coquatrix et Eddie Barclay, joués par Patrick Timsit et Vincent Perez, qui furent ses parrains protecteurs. Et d’Orlando, dont le rôle est tenu par Riccardo Scamarcio, star du cinéma italien. Mais parler d’eux, c’est dresser un portrait en creux de celle qui avouait : « Je porte malheur aux hommes que j’aime. J’ai réussi dans la vie, mais pas ma vie. »

Costumes, décors, chorégraphies et lumières sublimes sont au rendez-vous. Grand spectacle et moments d’intimité cohabitent dans ce film qui raconte Dalida, des débuts à sa fin. Des chansons célèbres illustrent les péripéties cruelles de son parcours, comme si chacune d’elles était rattachée à un souvenir terrible. Elle se raconte, aussi, à travers des séances chez un psy après sa première tentative de suicide, en 1967. Le fil rouge voulu par Lisa Azuelos, c’est bien cela : l’étude d’une personnalité double, des miroirs fragmentés tendus et mis en scène pour exprimer le chaos interne derrière la fameuse façade ensoleillée. D’un côté, la lumière et le don de soi pour le public ; de l’autre, les catacombes d’une existence malheureuse et la quête d’un Graal inatteignable. Lisa conclut : « Elle savait qu’elle ne pouvait pas vivre sans amour et sans homme et elle s’est mis en tête, comme beaucoup de femmes à cette époque, qu’à partir de 50 ans on ne peut plus séduire. En se croyant moins désirable, elle n’a plus désiré vivre. » Sveva Alviti a dû incarner tout cela. La jeune femme qui découvre l’aube d’un nouveau monde et veut le croquer, la femme mûre qui s’invente un crépuscule prématuré, la star adulée, mais aussi le poids des douleurs à vif de l’être humain. Double, encore. Dalida et Sveva. Petit à petit, à force de travail et d’introspection, l’actrice s’est emparée de Dalida. Ou l’inverse, parfois.

Phénomène surnaturel et bouleversant. Possédée à tel point qu’un jour le producteur exécutif Philippe Guez l’implore : « S’il te plaît, promets-moi que tu ne te suicideras jamais. » Sveva sourit. Bien sûr, elle joue la chance de sa vie. Mais il y a des choses qui resteront gravées à jamais, quoi qu’il arrive. Lors de la première scène à l’Olympia, Sveva commence à chanter « Aime-moi, mon amour, aime-moi / Ecoute ma prière, toi qui es tout pour moi » quand, brusquement, un projecteur se détache des cintres. Sveva se souvient : « Nous nous sommes tous regardés, stupéfaits, et nous avons compris le signe. Elle était là. » La présence de Dalida, elle l’a souvent ressentie comme une aide plus que comme un fardeau. Comme Lisa, Sveva parle de thérapie : « A travers ce rôle, je comprends mieux qui je suis. C’est un épanouissement. » Dans une scène, Dalida confie à son psy : « J’ai toujours pensé que je mourrais un dimanche. » Sur le tournage, l’équipe s’est figée. Il y a des larmes qui naissent dans l’ombre. Parce qu’il faut bien revivre la fin. Parce que l’ombre s’étend et qu’une destinée s’éteint. Marquée par l’obscurité forcée de sa toute petite enfance, Dalida laissait une lampe allumée le soir pour s’endormir. Sauf le dernier soir. Elle affirmait : « Personne ne baissera le rideau pour moi. » Vieillir ne faisait pas partie de ses projets. Dans les ténèbres du 2 au 3 mai 1987, à 54 ans, elle mettait fin à ses jours, seule, dans sa maison de la rue d’Orchampt à Montmartre. Un dimanche, donc, comme prévu. « La vie m’est insupportable. Pardonnez-moi. » C’est le petit mot qui accompagnait son geste définitif. Dalida avait été toutes les femmes. Elle le chantait. « J’aime les paillettes, les strass, les télégrammes / Les soirées de première, puis la une et la der aussi. » Dalida chantait son destin, elle disait la mort de Iolanda. « Et ma vie de star finit dans le noir / Quand les lumières s’éteignent / Et le silence règne dans la nuit. » Là où sa trajectoire étincelante avait commencé.

Source : parismatch.com


C’est la bonne surprise de la journée. Les premières photos officielles de Dalida viennent tout juste de sortir et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on a plus que hâte !

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